La République démocratique du Congo a reçu cinq nouvelles demandes de permis d’exploration de la part de KoBold Exploration DRC SA, au lendemain de la réouverture du cadastre minier du pays après une suspension de deux mois, selon le registre public CAMI. Les dossiers, déposés le 6 février, sont présentés par KoBold comme faisant partie de la mise en œuvre d’un accord de coopération signé avec le gouvernement congolais en juillet 2025. CAMI a indiqué que des discussions ont eu lieu à Kinshasa entre la direction locale de KoBold et de hauts responsables au sujet du traitement des demandes et de l’état d’avancement du projet.
La réouverture du cadastre le 3 février a fait suite à ce que les autorités ont décrit comme un nettoyage des registres et des données des titres miniers. La démarche de KoBold s’inscrit dans la continuité des mesures prises l’an dernier, lorsque l’entreprise a reçu sept certificats d’exploration numérisés dans le cadre d’un effort plus large de Kinshasa visant à renforcer le contrôle et à améliorer la traçabilité dans l’attribution des droits miniers. Les permis miniers autorisent l’exploration plutôt que la production, mais constituent un préalable aux programmes de terrain et au développement futur.
L’accord de juillet 2025, signé en présence du président Félix Tshisekedi, s’inscrit dans la volonté du Congo d’attirer des investissements américains et de se positionner dans les chaînes d’approvisionnement mondiales des minéraux stratégiques. Il couvre la numérisation des données géologiques, l’utilisation de technologies d’exploration avancées et le développement du projet de lithium de Manono, dans la province du Tanganyika, l’un des actifs de lithium non développés les plus suivis d’Afrique.