Le secteur minier namibien a enregistré une hausse de 25 % de ses revenus, à 64,2 milliards de dollars namibiens (3,9 milliards de dollars), en 2025, surpassant une contraction de 9,4 % de la production grâce aux effets de prix et de mix — principalement des prix records de l’or et une forte reprise de la production d’uranium.
Les résultats, publiés par la Chamber of Mines of Namibia, illustrent l’écart entre les indicateurs de revenus et de volumes qui a caractérisé la performance minière africaine dans de multiples juridictions en 2025.
La contribution du secteur aux caisses de l’État a atteint 7,8 milliards de dollars namibiens au titre des impôts, redevances et prélèvements à l’exportation, soutenant la consolidation budgétaire dans une économie dépendante des matières premières. Les investissements en capital ont fortement augmenté — les investissements fixes en hausse de 31 % à 7,46 milliards de dollars namibiens et les dépenses d’exploration en hausse de 22 % à 1,5 milliard de dollars namibiens — signalant que l’engagement au niveau des projets demeure intact malgré la contraction de l’activité.
Les vents contraires structurels, toutefois, ne se limitent pas à la fixation des prix du diamant. La divulgation par la chambre selon laquelle le classement de l’attractivité des investissements de la Namibie a reculé en 2025 — en raison de l’incertitude politique et des exigences de participation locale — constitue le signal le plus important pour les investisseurs qui suivent les juridictions minières d’Afrique australe. Dans un environnement où le capital est concurrentiel et où la RDC, la Zambie et la Tanzanie courtisent activement les investissements miniers étrangers avec des récits de réforme, un recul du classement d’attractivité dans une juridiction relativement stable nécessite une réponse politique si la Namibie veut conserver son pipeline de projets à moyen terme.