Glencore PLC a déclaré mercredi s’attendre à ce qu’une part importante de sa production de cobalt en provenance de la République démocratique du Congo reste invendue jusqu’à la fin de 2025, à la suite de la prolongation par le gouvernement de la suspension des exportations. Le groupe de matières premières basé en Suisse, qui produit du cobalt principalement destiné aux batteries de véhicules électriques, a stocké des volumes dans le pays mais n’en a pas divulgué les quantités.
La RDC, premier producteur mondial de cobalt, a imposé en février une interdiction d’exportation de quatre mois après que les prix du cobalt ont atteint leur plus bas niveau depuis neuf ans, invoquant la nécessité de stabiliser les marchés mondiaux. En juin, le gouvernement a prolongé l’interdiction de trois mois supplémentaires afin de finaliser de nouvelles allocations de quotas entre les sociétés minières. Cette politique a restreint l’offre, ce qui pourrait réduire les stocks et soutenir les prix, a indiqué Glencore dans son rapport sur les résultats semestriels.
Malgré le retard attendu des expéditions, la société a indiqué qu’il n’y aurait pas d’impact matériel sur ses résultats financiers. Des dirigeants ont déclaré aux analystes qu’ils adoptaient une perspective prudente et que tout mouvement des matériaux stockés constituerait un potentiel de hausse. Plus tôt cette année, Glencore a déclaré un cas de force majeure sur certains contrats de cobalt en RDC, selon des sources au fait du dossier.
La production de cobalt de la société a augmenté de 19 % sur un an pour atteindre 18 900 tonnes métriques au premier semestre 2025. La production annuelle est projetée entre 42 000 et 45 000 tonnes, contre 38 200 tonnes en 2024. L’interdiction d’exportation n’a pas encore modifié les prévisions de production de Glencore.
Les restrictions à l’exportation, bien que temporaires, redessinent la dynamique de marché à court terme dans le secteur du cobalt. Glencore, deuxième producteur mondial de cobalt, continue de suivre l’évolution de la situation à mesure que progressent les discussions sur l’allocation des quotas d’exportation en RDC.