Gary Nagle, PDG du géant minier suisse Glencore, a rencontré le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, à Kinshasa le 10 décembre afin de discuter des contributions de l’entreprise à l’économie congolaise et de la collaboration en cours entre les deux parties. Au cours de la réunion, Nagle a souligné le rôle de Glencore en tant qu’employeur majeur en RDC, où l’entreprise soutient plus de 17 000 emplois et a investi plus de 100 millions de dollars dans des projets de développement communautaire. Selon un communiqué de la présidence, les discussions ont reflété un engagement commun à améliorer les conditions locales tout en conciliant les intérêts économiques mutuels.
Bien que les résultats précis de la réunion n’aient pas été divulgués, le calendrier est significatif. La filiale de Glencore, Kamoto Copper Company (KCC), fait face à un redressement fiscal de près de 895 millions de dollars de la part de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) de la RDC. Les autorités fiscales allèguent des écarts entre les ventes et les dépenses déclarées par KCC, ce qui a donné lieu à des réclamations douanières pour non-conformité. Glencore a précédemment indiqué être engagée dans des discussions avec la DGRAD afin de contester l’évaluation, mais aucune résolution n’a été annoncée.
Pour Glencore, la résolution de ce litige fiscal est essentielle afin d’atténuer le risque financier. L’entreprise a reconnu qu’une décision défavorable ou une incertitude prolongée pourrait avoir un impact significatif sur ses résultats financiers de fin d’exercice. Cela intervient dans un contexte de difficultés opérationnelles pour KCC, qui a enregistré une forte baisse de sa production. Au troisième trimestre 2024, la production de cuivre avait reculé de 18 % et celle de cobalt de 21 %, ce qui a encore fragilisé la position de l’entreprise.