Lors d’une réunion à Kinshasa le 14 février 2025, Kizito Pakabomba Kapinga Mulume, le ministre congolais des Mines, a signé un décret désignant plusieurs sites miniers de Masisi (Nord-Kivu) et de Kalehe (Sud-Kivu) comme « Zones rouges » pour une période de six mois. Cette décision intervient dans un contexte d’escalade du conflit armé, le groupe rebelle M23 occupant actuellement ces sites et utilisant l’extraction illégale de coltan et de cassitérite pour financer ses activités.
Un rapport des Nations Unies daté du 27 décembre 2024 a indiqué qu’un État membre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs avait apporté un soutien logistique et militaire au M23, compliquant les efforts visant à stabiliser la zone.
La démarche du ministre vise non seulement à renforcer la sécurité, mais aussi à faire respecter la législation congolaise et les normes internationales, telles que celles définies par l’OCDE et le Mécanisme régional de certification de la CIRGL.
Le décret autorise des audits indépendants des sites concernés—D3 Bibatama, D2 Mataba, D4 Gakombe, Luwowo, Bundjali, Koyi, Rwandanda, Bihula et Mululu—par le ministère des Mines et des organismes internationaux, dans le but de réévaluer et, le cas échéant, de reclasser ces zones une fois les conditions améliorées.