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R.D. Congo · January 28, 2025

L’Autorité minière du Congo cible les permis frauduleux et les dommages environnementaux dans une répression à Tshopo

L’autorité minière du Congo a lancé une vaste campagne pour éradiquer les opérations frauduleuses dans la province riche en ressources de la Tshopo,…
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MineDir Admin
January 28, 2025
· 3 min read
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L’Autorité minière du Congo cible les permis frauduleux et les dommages environnementaux dans une répression à Tshopo

L’autorité minière du Congo a lancé une vaste campagne pour démanteler les opérations frauduleuses dans la province riche en ressources de la Tshopo, où des acteurs illégaux ont exploité pendant des années des permis falsifiés, ravagé des écosystèmes et bafoué la supervision réglementaire.

Cette initiative marque une tentative rare d’imposer de l’ordre dans un secteur crucial pour l’économie nationale, mais longtemps miné par la corruption et une gouvernance faible.

Crispin Mbindule, président du Registre minier (CAMI), a confirmé cette semaine que plusieurs entreprises, dont Coopemu et Oracle, opéraient dans la zone minière de Mangi sans licences valides, en utilisant des documents d’exploration et d’exploitation prétendument falsifiés en Ouganda.

Les activités illicites, découvertes lors d’une mission d’enquête à Kisangani fin janvier, ont détourné des profits des caisses de l’État et pénalisé les mineurs légaux, aggravant les tensions dans une région déjà confrontée à la pauvreté et à l’instabilité.

La dégradation environnementale est devenue un point de crispation, la rivière Télé, artère vitale pour les communautés de pêcheurs et l’accès à l’eau douce à travers la Tshopo et la province voisine du Bas-Uélé, coulant désormais contaminée par les déchets miniers, selon des défenseurs locaux.

Dieudonné Maindo, un leader de la société civile dans le territoire de Banalia, a décrit une déforestation incontrôlée et une pollution causées par des engins exploités par des étrangers, qui continuent de fonctionner malgré les ordres provinciaux d’arrêt. « Les dégâts sont irréversibles si cela perdure », a déclaré Maindo.

Des critiques accusent les autorités provinciales de fermer les yeux sur la crise, alors même que le CAMI intensifie la pression. Mbindule, dans une vive réprimande, a promis de poursuivre des sanctions administratives et judiciaires contre les contrevenants tout en accélérant les efforts visant à régulariser l’exploitation minière artisanale et industrielle. « Aucune entité, étrangère ou nationale, n’est au-dessus de la loi congolaise », a-t-il déclaré, exhortant les entreprises à se conformer aux procédures de délivrance des licences avant de commencer les travaux.

Cette répression coïncide avec une volonté de renforcer la participation locale dans un secteur dominé par des intérêts étrangers. Le CAMI a appelé les citoyens congolais, y compris les chefs traditionnels, à s’engager légalement par le biais de procédures simplifiées d’obtention de permis — une tentative de réduire la dépendance à l’égard d’acteurs extérieurs et d’orienter la richesse minière vers les communautés. Pourtant, le scepticisme demeure. Les réformes passées ont échoué face à l’inertie bureaucratique et à une corruption enracinée, laissant les mineurs artisanaux vulnérables à l’exploitation.

Les prochaines étapes du CAMI comprennent l’audit des titres miniers, la transmission des doléances des communautés à Kinshasa et le renforcement des mécanismes de contrôle. L’agence entend soumettre ses conclusions au ministre national des Mines dans les prochaines semaines, bien que les observateurs notent qu’un changement durable dépendra de la volonté politique. Le Congo, qui abrite d’immenses réserves de cobalt, de cuivre et d’or, peine à transformer sa richesse minérale en prospérité généralisée, les accords opaques et le commerce illicite alimentant les conflits et les inégalités.

Tags: R.D. Congo
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