Il y a une signification spécifique à ce qu'un président de la RDC dirige personnellement le nouveau chef d'une institution de régulation. Ce n'est pas une réunion de courtoisie. Dans la culture de gouvernance congolaise, quand le chef de l'État « fixe le cap » à un officiel nouvellement nommé, cela signifie que la réforme institutionnelle en question porte la propriété présidentielle : les priorités sont les priorités du président, les résultats sont la responsabilité du président, et la protection politique pour les actions d'application qui produisent une résistance d'intérêts commerciaux puissants est au niveau le plus élevé possible.
Ted Beleshayi Kasanda a reçu cette direction de Félix Tshisekedi. Le nouveau Directeur général de l'ARSP — dont la nomination par ordonnance présidentielle le 3 juin 2026 signalait déjà un engagement au niveau exécutif — met en œuvre un mandat dont les origines atteignent la plus haute fonction du gouvernement congolais.
La loi sur la sous-traitance de la RDC est en vigueur depuis 2017. L'ARSP existe depuis 2018. Pendant la majeure partie de cette période, l'écart entre le texte de la loi et son application opérationnelle était suffisamment large pour y faire passer une flotte de véhicules de service non conformes. Ce que 2026 a changé, ce n'est pas la loi — c'est l'architecture institutionnelle derrière son application, construite couche par couche : un nouveau DG avec une capacité de forensics financières, un système d'attestation numérique qui comble le déficit de vérification, une extension aux réactifs, et maintenant le signal le plus clair possible que la réforme a la propriété présidentielle.