Projet aurifère SOKIMO-Shari : objectif de production fixé à septembre 2027
Shari Minerals a soumis son premier rapport trimestriel d'avancement sur le projet aurifère de l'Ituri ; toutefois, l'objectif de production n'est pas encore étayé par des chiffres communiqués concernant l'investissement, la capacité de l'usine ou les ressources minérales.
Le partenariat entre la SOKIMO et Shari Investment vise un démarrage de la production d'or en septembre 2027 pour ce nouveau projet minier situé dans la province de l'Ituri.
François Kakese Kimaza, président du conseil d'administration de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO) – entreprise publique –, a présenté le premier rapport trimestriel de mise en œuvre du projet au ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le 4 septembre.
Les activités du projet ont débuté début juin, selon la SOKIMO. Le programme de développement prévoit la construction d'une usine de traitement de l'or, bien que sa capacité prévue, la technologie retenue et le coût d'investissement n'aient pas été divulgués.
Le projet est porté par Shari Minerals, la structure juridique créée dans le cadre de la collaboration entre la SOKIMO et Shari Investment.
Relancer la production industrielle à Mongbwalu
Ce partenariat porte sur la concession aurifère de Mongbwalu, l'un des principaux actifs de la SOKIMO en Ituri. Un contrat relatif au développement et à l'exploitation de la concession a été signé plus tôt en 2026. ACP
Pour la SOKIMO, cet accord offre une nouvelle voie pour transformer les droits miniers détenus par l'État en production effective, grâce à des capitaux privés et à une participation technique. L'entreprise publique a historiquement contrôlé d'importants actifs aurifères dans le nord-est de la RDC, mais a peiné à financer leur développement par ses propres moyens.
Le premier rapport trimestriel indique que les activités de mise en œuvre se poursuivent conformément au calendrier présenté par les partenaires. Il ne précise toutefois pas l'état d'avancement des travaux de construction ni si le projet a atteint le stade de l'engagement financier total.
Plusieurs éléments nécessaires pour évaluer l'objectif de production de septembre 2027 font encore défaut. Les partenaires n'ont pas publié le budget d'investissement du projet, la répartition du capital, l'estimation des ressources minérales, la production annuelle prévue, le taux de récupération escompté ni le calendrier de construction. Les détails concernant les autorisations environnementales et les dispositions relatives au développement communautaire n'ont pas non plus été communiqués.
Le dispositif de rapport trimestriel offre au ministère des Mines un mécanisme de suivi de l'exécution du projet après la signature de l'accord de partenariat. Son utilité dépendra de la capacité des futurs rapports à mettre en évidence des progrès mesurables : études d'ingénierie terminées, capitaux investis, équipements commandés, travaux de construction réalisés et permis obtenus.
À l'heure actuelle, Shari Minerals a dépassé le stade de l'annonce du partenariat pour passer à la phase de mise en œuvre. L'échéance de septembre 2027 demeure celle prévue par les partenaires ; toutefois, les fondements techniques et financiers de ce calendrier n'ont pas encore été rendus publics.
La pertinence de cette conclusion tient au fait qu'elle rend compte des progrès réels — la mise en œuvre a débuté — tout en distinguant l'objectif de production des partenaires des orientations du projet susceptibles d'une vérification indépendante.