Le gouvernement du Ghana a pris le contrôle opérationnel de la mine Damang de Gold Fields après avoir rejeté la demande de renouvellement du bail de la société minière sud-africaine, a annoncé mercredi le ministère des Terres et des Ressources naturelles.
Le communiqué du ministère n’a fourni aucune explication au rejet, qui concerne une mine ayant produit environ 144 000 onces d’or en 2023, selon les rapports opérationnels de Gold Fields. La prise de contrôle par l’État marque une évolution significative dans la posture de nationalisme des ressources de plus en plus affirmée du Ghana.
La mine Damang, située dans la région occidentale du Ghana, est exploitée par Gold Fields depuis 2002, lorsque la société l’a acquise dans le cadre de sa fusion avec Normandy Mining. Selon la société d’analyse minière S&P Global Market Intelligence, la mine contient environ 1,08 million d’onces de réserves d’or avec une durée de vie restante estimée à neuf ans.
Gold Fields, qui exploite deux autres mines au Ghana – Tarkwa et Asanko – n’a pas publié de réponse officielle à l’action du gouvernement. La société a tiré environ 35 % de sa production de 2023 de ses activités ghanéennes, selon son rapport annuel.
Le Ghana se classe comme le plus grand producteur d’or d’Afrique, le secteur représentant plus de 5 % du PIB et 40 % des recettes d’exportation, selon les données de la Ghana Chamber of Mines. Le gouvernement a récemment mis en œuvre des politiques visant à accroître la participation de l’État dans les projets miniers, notamment une participation gratuite obligatoire de 10 % dans toutes les opérations minières.