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R.D. Congo · April 21, 2026

Qui possède les plus grandes mines en RDC ?

ST
Staff Writer
April 21, 2026
· 5 min read
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Qui possède les plus grandes mines en RDC ?

La propriété dans le secteur minier de la RDC se comprend mieux mine par mine. Le groupe des opérateurs est restreint — cinq ou six sociétés représentent la majeure partie de la production industrielle — mais les structures de propriété sous-jacentes à chaque projet impliquent des partenaires de coentreprise, des entités publiques et, dans certains cas, des arrangements contractuels historiques antérieurs au Code minier actuel. Cet article cartographie la propriété au niveau des mines à partir des communications des opérateurs, des registres du CAMI et des données de l’EITI.

Pourquoi la structure de propriété est importante

La propriété détermine qui perçoit les revenus d’une mine, qui supporte le risque opérationnel, qui détient le pouvoir de décision sur les programmes d’investissement, et qui doit être associé à toute renégociation réglementaire ou fiscale. Pour les investisseurs institutionnels évaluant leur exposition à la RDC via des actions cotées, comprendre la structure de propriété de chaque exploitation est la première étape pour appréhender le profil financier et opérationnel de l’actif.

La participation de l’État dans les mines de la RDC est obligatoire à hauteur de 10 % en participation gratuite non diluable en vertu de l’article 71 du Code minier de 2018 pour les nouveaux projets, et elle existe à des niveaux négociés dans la plupart des projets plus anciens. Gécamines, la société minière publique, détient des participations minoritaires dans plusieurs grandes exploitations, générant des redevances et des dividendes qui alimentent les comptes de l’État.

[Internal link: "mining code state equity" → Pillar: DRC mining code explained for investors and operators]

Plus grandes mines de cuivre-cobalt

Mine de cuivre de Kamoa-Kakula Société de projet : Kamoa Copper SA Ivanhoe Mines (cotée au Canada/en Afrique du Sud) : 39,6 % Zijin Mining Group (cotée en Chine) : 39,6 % Crystal River Global : 0,8 % Gouvernement de la RDC : 20 % (participation gratuite non diluable) Opérateur : Ivanhoe Mines (gestion technique) Métal principal : Cuivre Province : Lualaba

Tenke Fungurume Mining (TFM) CMOC Group (cotée à Hong Kong/Shanghai) : 80 % Gécamines (État congolais) : 20 % Opérateur : CMOC Métaux principaux : Cuivre, cobalt Province : Lualaba

Kisanfu (KFM) CMOC Group : 95 % Gécamines : 5 % Opérateur : CMOC (projet d’expansion adjacent à TFM) Métaux principaux : Cuivre, cobalt Province : Lualaba

Mutanda Mining Glencore (cotée au Royaume-Uni/en Afrique du Sud) : 100 % Métaux principaux : Cuivre, cobalt Province : Lualaba

Kamoto Copper Company (KCC) Katanga Mining (filiale de Glencore) : 75 % Structure de participation de l’État congolais : 25 % (détenue par divers véhicules publics, dont Gécamines et des véhicules gouvernementaux) Métaux principaux : Cuivre, cobalt Province : Lualaba

[Internal link: "Glencore KCC Mutanda" → Pillar: KCC and Mutanda: Glencore's copper-cobalt footprint in the DRC] [Internal link: "CMOC TFM KFM" → Pillar: Tenke Fungurume and KFM: the CMOC copper-cobalt story in the DRC]

Exemples dans l’or et le zinc

Mine d’or de Kibali Kibali Goldmines SA Barrick Gold : 45 % (avec la responsabilité de la gestion opérationnelle) AngloGold Ashanti : 45 % SOKIMO (entité publique congolaise de l’or) : 10 % Métal principal : Or Province : Haut-Uele

Kipushi Ivanhoe Mines : 68 % Gécamines : 32 % Métaux principaux : Zinc, avec sous-produits de cuivre, germanium et argent Province : Haut-Katanga

[Internal link: "Kibali gold mine" → Pillar: DRC gold mining guide: Kibali and beyond] [Internal link: "Kipushi zinc" → Pillar: Kipushi, zinc and polymetallic mining in the DRC]

Part de l’État

Gécamines détient des participations dans Tenke Fungurume (20 %), KFM (5 %), Kipushi (32 %), et, au titre d’arrangements contractuels historiques, dans KCC (dans le cadre du bloc de participation de l’État de 25 %). Le gouvernement de la RDC détient 20 % dans Kamoa-Kakula. SOKIMO détient 10 % dans Kibali.

Ces participations ne se traduisent pas par un contrôle opérationnel, qui revient dans chaque cas au partenaire exploitant. Elles génèrent toutefois des revenus annuels de redevances et de dividendes qui alimentent les comptes de l’État. Les rapports de rapprochement de l’EITI RDC fournissent les données publiques les plus systématiques sur les montants en jeu.

[Internal link: "EITI and official data sources" → Pillar: DRC mining data sources: how to use CAMI, CTCPM, EITI and company reports]

Schémas de coentreprise

Plusieurs schémas reviennent dans les structures de propriété des mines de la RDC :

La plupart des grandes mines de cuivre-cobalt sont des coentreprises entre un ou plusieurs opérateurs internationaux et une entité publique congolaise. L’opérateur international détient généralement la participation majoritaire et assume la responsabilité de la gestion opérationnelle. L’entité publique détient une participation minoritaire gratuite ou négociée contractuellement.

La propriété chinoise est présente dans les deux exploitations de cuivre-cobalt à la plus forte production : CMOC à TFM/KFM et Zijin à Kamoa-Kakula. CNMC exploite le projet DEZIWA et détient d’autres intérêts dans le pays. ERG (Eurasian Resources Group) est détenu par des intérêts privés et exploite BOSS Mining et Metalkol RTR sans obligations de publication liées à une cotation boursière.

Aucun opérateur unique ne contrôle plus d’environ 30 % de la capacité totale de production de cuivre de la RDC, bien que la combinaison de Mutanda et KCC confère à Glencore une influence significative sur les volumes de cobalt.

[Internal link: "full mine list" → Pillar: Mining in the DRC: the 2026 guide to minerals, laws and major projects]

Tags: R.D. Congo R.D. Congo
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