La République démocratique du Congo examine s’il convient de maintenir en place une suspension de quatre mois des exportations de cobalt imposée en février, une mesure qui a déjà secoué les prix mondiaux des métaux et renforcé l’examen des chaînes d’approvisionnement en matériaux pour batteries. Le ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a déclaré mercredi lors d’un forum de l’industrie du cobalt à Singapour que l’interdiction était « en cours d’examen », sans toutefois donner de calendrier pour une décision.
Le Cobalt Institute, dans un rapport publié le même jour que les propos de M. Pakabomba, prévoit que le marché repassera en déficit au début de la prochaine décennie à mesure que la demande de véhicules électriques s’accélérera, ramenant la part du Congo dans l’offre mondiale à 65 % d’ici 2030, tandis que la production indonésienne grimpera à 22 %.
Cette perspective a encouragé Kinshasa à utiliser les contrôles à l’exportation comme outil de gestion des prix, affirment des négociants, qui notent que le pays avait brièvement imposé une interdiction similaire en 2019.