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Amérique · December 03, 2024

Le projet de fonderie saoudienne de Platinum Group Metals se heurte à des obstacles à l’exportation en Afrique du Sud

Le groupe canadien Platinum Group Metals (TSX : PTM ; NYSE-AM : PLG) s’est associé à l’Arabie saoudite et à la société d’investissement basée à Riyad…
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MineDir Admin
December 03, 2024
· 4 min read
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Le projet de fonderie saoudienne de Platinum Group Metals se heurte à des obstacles à l’exportation en Afrique du Sud

La société canadienne Platinum Group Metals (TSX: PTM; NYSE-AM: PLG) s’est associée à l’Arabie saoudite et à la société d’investissement Ajlan & Bros, basée à Riyad, afin de développer une fonderie et une raffinerie au Moyen-Orient. Cette ambitieuse entreprise repose sur l’approvisionnement en matière première provenant de la mine Waterberg, encore à construire, en Afrique du Sud, dont le coût en dépenses d’investissement s’élève à près d’un milliard de dollars. Toutefois, les restrictions commerciales strictes imposées par l’Afrique du Sud sur l’exportation de métaux précieux non raffinés demeurent un obstacle majeur, jetant une incertitude sur la viabilité du projet.

Selon l’analyste de BMO Capital Markets, Raj Ray, le principal défi consiste à obtenir des permis d’exportation à long terme auprès des autorités sud-africaines afin d’expédier le concentré de la mine vers l’Arabie saoudite pour traitement. Sans cette approbation, l’ensemble de l’opération est en suspens. Bien que Platinum Group Metals explore des options de valorisation locale, la société n’a pas encore obtenu d’assurances du gouvernement sud-africain, laissant l’avenir du projet dépendre des négociations réglementaires.

Le projet Waterberg, situé dans le Complexe igné du Bushveld en Afrique du Sud, abrite l’une des plus importantes ressources inexploitées de métaux du groupe du platine (PGM) du pays. Son étude de faisabilité publiée en septembre estime une durée de vie de la mine de 54 ans, avec une production annuelle maximale de 432 950 onces de platine, palladium, rhodium et or (4E). Les réserves prouvées et probables s’établissent à 246,2 millions de tonnes à 2,96 grammes de 4E par tonne, soit 23,4 millions d’onces de métal. Le projet devrait générer 6,5 milliards de dollars de flux de trésorerie après impôts sur sa durée de vie, avec des coûts de maintien tout compris de 761 dollars par once. Malgré ces indicateurs prometteurs, la voie vers le développement reste semée d’obstacles réglementaires et logistiques.

Ajlan & Bros, qui gère plus de 15 milliards de dollars d’actifs, s’est initialement associée à Platinum Group Metals en décembre 2023 pour étudier le projet de fonderie et de raffinerie. Les deux sociétés mènent désormais une étude de faisabilité de 4 millions de dollars, financée à parts égales, avec une option de former une coentreprise pour l’enlèvement du concentré. Le partenaire saoudien a également identifié des possibilités d’intégrer des matériaux recyclés contenant des PGM, tels que des catalyseurs automobiles, comme matière première alternative afin de réduire la dépendance aux concentrés de Waterberg.

Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de l’initiative Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à diversifier l’économie du pays en développant les activités minières et industrielles. Le projet soutient également la Global Supply Chain Resilience Initiative, conçue pour renforcer les chaînes d’approvisionnement et attirer des investissements axés sur l’exportation. Le ministère de l’Investissement de l’Arabie saoudite s’est engagé à fournir des orientations stratégiques et une évaluation financière afin d’assurer le succès du projet. Toutefois, si la fonderie et la raffinerie promettent de réduire la dépendance aux marchés traditionnels et d’élargir la chaîne d’approvisionnement, tout dépend largement du dépassement des obstacles réglementaires sud-africains.

Pour l’Afrique du Sud, Waterberg représente une double opportunité. Si l’objectif principal est d’exporter le minerai, les fonderies locales de PGM pourraient bénéficier des concentrés riches en sulfures de Waterberg, susceptibles d’optimiser les récupérations en four. Cela est particulièrement pertinent alors que les fonderies existantes font face à une baisse des réserves du Merensky Reef, riche en platine, et à une dépendance accrue au minerai de l’Upper Group 2, moins favorable sur le plan métallurgique.

Par ailleurs, Platinum Group Metals continue d’évoluer dans un environnement de marché difficile. L’action de la société a clôturé inchangée à 2,25 $CA mercredi, dans une fourchette sur 12 mois allant de 1,30 $CA à 3,13 $CA, ce qui lui confère une capitalisation boursière de 253,9 millions de dollars canadiens. Si les retombées potentielles du partenariat saoudien et du développement de Waterberg sont importantes, les risques et les complexités liés à l’approbation réglementaire, au développement des infrastructures et à la dynamique du marché demeurent considérables.

Tags: Amérique Asie
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