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Europe · January 27, 2025

Aquitaine Metals cible le district aurifère du Limousin en France dans le but de reproduire le succès de Great Bear

Chris Taylor, le dirigeant qui a propulsé Great Bear Resources vers une acquisition de 1,8 milliard de dollars par Kinross Gold en…
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MineDir Admin
January 27, 2025
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Aquitaine Metals cible le district aurifère du Limousin en France dans le but de reproduire le succès de Great Bear

Chris Taylor, le dirigeant qui a propulsé Great Bear Resources vers une prise de contrôle de 1,8 milliard de dollars par Kinross Gold en 2022, mise désormais sur un district aurifère longtemps endormi du sud-ouest de la France pour son prochain pari. Sa société privée Aquitaine Metals lancera le mois prochain des forages sur le projet Limousin, un vaste ensemble foncier près de Bordeaux que Taylor estime susceptible de surpasser même sa découverte canadienne.

Cette initiative marque un virage stratégique pour Taylor, qui a pris la direction générale d’Aquitaine la semaine dernière. Elle ravive aussi une région au passé minier remontant à 500 av. J.-C., lorsque des tribus gauloises y extrayaient de l’or à des teneurs supérieures à 20 grammes par tonne. Des exploitants modernes, dont COGEMA en France, ont produit plus de 1,3 million d’onces entre les années 1920 et 2002 avant d’abandonner la zone lors d’un long creux des prix de l’or.

De Red Lake au Limousin
La confiance de Taylor repose sur des parallèles avec le projet Dixie de Great Bear dans le camp de Red Lake, en Ontario, où une découverte en 2018 a bouleversé les hypothèses sur un district minier mature. Kinross a racheté Great Bear quatre ans plus tard, malgré l’absence d’estimation officielle des ressources, pariant sur un système qui renferme désormais 6,6 millions d’onces réparties sur trois zones.

Au Limousin, Taylor voit une récompense plus importante. La propriété de 330 km² contient 200 km de structures aurifères — soit 10 fois l’empreinte de Red Lake — avec des teneurs historiques souterraines moyennes de 12,5 grammes d’or par tonne. Un programme initial de forage de 8 800 mètres débutera en février, afin de tester les prolongements des mines à haute teneur de Laurieras et de Moulin de Cheni.

« Ce n’est pas un seul gisement — c’est un district avec 23 anciens producteurs et une minéralisation qui reste ouverte en profondeur », a déclaré Taylor dans un entretien. « Les données ici sont plus solides que tout ce que nous avions à Dixie. »

Vitesse et ampleur
La filiale française d’Aquitaine, Compagnie des Mines Arédiennes (CMA), a accéléré l’obtention des permis en trois mois, une rareté dans le secteur minier européen. Cette efficacité reflète la volonté de la France de relancer la production nationale de minéraux critiques, en particulier l’antimoine — un métal stratégique présent aux côtés de l’or du Limousin. La Chine contrôle 80 % de l’offre mondiale d’antimoine, utilisé dans les retardateurs de flamme et le matériel militaire, ce qui renforce l’intérêt de l’UE.

Les travaux historiques renforcent le dossier : la base de données d’exploration de 430 millions de dollars de COGEMA comprend 222 000 mètres de forage, avec des analyses montrant des teneurs élevées et constantes. Des échantillons de surface prélevés dans d’anciens puits gaulois ont livré jusqu’à 80 grammes d’or par tonne, tandis que les exploitations du XXe siècle ont produit 300 000 onces à 20 grammes d’or.

Le retour de Taylor à l’exploration fait suite aux résultats mitigés de Kinross à Dixie. Bien que les forages aient permis d’accroître les ressources, Moody’s a récemment qualifié l’acquisition de « négative pour le crédit », invoquant des coûts de développement élevés. Taylor a écarté les critiques, notant que les 420 km de forage réalisés par Kinross depuis 2022 prouvent l’ampleur de l’actif. « Great Bear dépassera 10 millions d’onces — Limousin pourrait en valoir plusieurs fois plus », a-t-il déclaré.

Vent politique favorable
Le gouvernement français, désireux de réduire sa dépendance aux minéraux importés, a soutenu le projet par des permis accélérés et le dialogue. L’équipe locale de CMA, dirigée par le géologue chevronné Yves Guise, a mis à profit son expertise régionale pour obtenir l’adhésion des communautés — un contraste avec les batailles d’autorisation qui paralysent les mines ailleurs en Europe.

La première phase vérifiera les données historiques tout en testant des cibles encore inexplorées. Le succès pourrait attirer des partenaires ou des acquéreurs, même si Taylor a insisté sur l’orientation d’Aquitaine vers une « exploration méthodique à l’échelle du district ». Avec l’antimoine et les métaux de base qui ajoutent de l’optionalité, le projet s’inscrit dans les objectifs de l’UE — et dans l’appétit de Taylor pour les paris à forts enjeux.

« Red Lake était considéré comme épuisé avant Dixie », a-t-il dit. « Le Limousin a tous les ingrédients pour répéter cette histoire, mais en plus grand. »

Tags: Europe
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