Ivanhoe Mines se rapproche du moment où il devra déterminer si Western Forelands peut accueillir un nouveau complexe cuprifère à côté de Kamoa-Kakula, après une augmentation de 30 % du cuivre contenu dans les ressources du district de Makoko.
La nouvelle estimation fait suite à environ 64 000 mètres de forages supplémentaires répartis sur 106 trous. Makoko, Makoko West et Kitoko totalisent désormais 34 millions de tonnes de ressources indiquées à 2,66 % de cuivre et 612 millions de tonnes de ressources inférées à 1,80 %.
En ajoutant le gisement distinct de Kiala, Western Forelands atteint 42 millions de tonnes de ressources indiquées à 2,66 % et 612 millions de tonnes de ressources inférées à 1,80 %. L’ensemble représente environ 12,1 millions de tonnes de cuivre contenu sur une base de 100 % du projet.
Une distinction demeure essentielle : près de 11 millions de tonnes de ce cuivre sont encore classées dans la catégorie inférée, dont le niveau de confiance géologique est inférieur. Leur conversion en ressources indiquées, puis en réserves exploitables, n’est pas garantie.
Makoko ne dispose encore ni de réserves déclarées, ni d’étude de développement achevée, ni de décision de construction ou de calendrier de production.
Priorité à la définition du projet
Ivanhoe prévoit 120 000 mètres supplémentaires de forages intercalaires entre le quatrième trimestre 2026 et la fin de 2027. La campagne ciblera principalement les zones peu profondes et cherchera à convertir entre 30 % et 40 % du cuivre actuellement classé en ressources inférées.
Environ 60 000 mètres de forages réalisés en 2026 n’ont pas été intégrés dans l’estimation actuelle, arrêtée aux résultats disponibles au 31 mars. Ces données devraient contribuer à une nouvelle mise à jour en 2027.
Depuis sa première estimation en 2023, le district de Makoko a vu sa longueur identifiée progresser de plus de 400 %, pour atteindre 16 kilomètres. Sa superficie minéralisée combinée couvre désormais environ 61 km².
Ivanhoe classe Western Forelands comme la plus grande découverte de cuivre et celle présentant la teneur la plus élevée au cours de la dernière décennie. Cette comparaison s’appuie sur des données de sociétés et de S&P Global Market Intelligence, mais les chiffres de Western Forelands n’ont pas été examinés indépendamment par S&P.
Une étude conceptuelle doit démarrer au premier trimestre 2027. Elle examinera notamment les méthodes d’exploitation, les besoins en infrastructures, les circuits de traitement et les coûts.
Ivanhoe envisage plusieurs fosses à ciel ouvert pour les zones peu profondes, associées à des opérations souterraines pour les extensions plus profondes. La proximité de Kamoa-Kakula pourrait également permettre de mobiliser des infrastructures, une expérience opérationnelle et des capacités de traitement déjà présentes dans la région.
Ivanhoe détient indirectement 80 % des permis miniers de Makoko. Conformément au Code minier de 2018, le solde lors de la conversion en droits d’exploitation revient à l’État congolais et à des intérêts nationaux.
Makoko possède désormais l’échelle géologique nécessaire pour justifier des études de développement. L’étude de 2027 devra traduire cette ressource en scénarios miniers, besoins de financement et tonnes réellement récupérables.