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Afrique · June 27, 2026

Le Zimbabwe veut des routes et des chemins de fer chinois — et paiera en minerais. La RDC sait comment cette histoire se termine.

ST
Staff Writer
June 27, 2026
· 2 min read
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Le Zimbabwe veut des routes et des chemins de fer chinois — et paiera en minerais. La RDC sait comment cette histoire se termine.

Le 25 juin 2026, le ministre zimbabwéen des Finances Mthuli Ncube a confirmé ce que beaucoup dans les cercles politiques de Harare signalaient depuis des mois : le pays explore des accords adossés aux minerais avec la Chine pour financer la modernisation routière et ferroviaire que la BAD estime à 34 milliards de dollars. Premier producteur de lithium d'Afrique, assis sur d'importantes réserves d'or, de chrome et de métaux du groupe du platine, le Zimbabwe offre ce qu'il a — l'accès aux minerais — en échange de ce dont il a besoin — des infrastructures que des années de mauvaise gestion économique ont laissées dans un état que l'investissement privé seul ne peut pas corriger.

L'annonce arrive avec un timing presque théâtral. Quatorze jours plus tôt, le ministre des Mines Polite Kambamura déclarait que les opérateurs miniers chinois qui dotent toute leur hiérarchie managériale de ressortissants chinois pendant que les Zimbabwéens portent des pioches pratiquaient de l'exploitation, pas de l'investissement. La directive de 98 % de cadres locaux a suivi immédiatement, sans délai de grâce.

Aujourd'hui, le ministre des Finances Ncube est à la table pour discuter d'un financement minier chinois plus profond.

Le précédent congolais est directement derrière. Le contrat sino-congolais infrastructures contre minerais signé en 2007 promettait des milliards en routes, hôpitaux et chemins de fer en échange d'un accès chinois au cuivre et au cobalt congolais. L'APCSC — l'agence de Kinshasa pour surveiller précisément ces contrats — a été créée parce que les infrastructures livrées étaient inférieures aux infrastructures promises, tandis que l'accès aux minerais demeurait intact. Le gouvernement zimbabwéen n'a pas besoin qu'on lui raconte cette histoire. La question est de savoir s'il a construit la capacité de négociation, les garanties contractuelles et la volonté politique nécessaires pour écrire une fin différente.

Tags: Afrique
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