Lors d’un événement parallèle du Mining Indaba à Cape Town le 19 février, le coordinateur de l’EITI (Extractive Industries Transparency Initiative) en République démocratique du Congo (ITIE-RDC), Jean Jacques Kayembe, a plaidé en faveur d’une transformation locale accrue des minerais et d’attentes réglementaires plus claires afin de renforcer les retombées économiques du secteur minier du pays.
Kayembe a déclaré que le modèle actuel, qui privilégie l’extraction et l’exportation de minerais bruts, n’a apporté que des bénéfices limités malgré les prix élevés du cuivre et du cobalt sur les marchés mondiaux. Il a soutenu que la valeur se crée dans les étapes de transformation en aval et qu’un virage vers l’industrialisation sur le sol congolais est essentiel pour la création d’emplois et les recettes publiques.
Il a identifié des contraintes majeures, notamment des lacunes dans les infrastructures industrielles, une alimentation électrique peu fiable et un environnement des affaires inégal, et a souligné la nécessité d’une application cohérente des lois existantes plutôt que de révisions fréquentes du code susceptibles de déstabiliser les investisseurs. Le coordinateur de l’ITIE-RDC a également déclaré que rendre les informations juridiques et économiques plus accessibles est essentiel pour attirer les capitaux locaux et étrangers.
Des responsables ont noté que la poussée mondiale en faveur de l’électrification et des technologies renouvelables a accru la demande pour des métaux dont la RDC est richement dotée.
Dans ce contexte, Kayembe a appelé le gouvernement à accélérer les réformes et à soutenir des projets à grande échelle qui permettraient d’ancrer une plus grande partie de la chaîne de valeur minière dans le pays.