Les plus grandes mines de cuivre du Congo sont concentrées dans la Copperbelt méridionale — les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga — et sont exploitées par un petit groupe de sociétés internationales, avec une participation minoritaire de l’État dans la plupart des cas. Les classements ci-dessous utilisent la production déclarée par les opérateurs pour 2023, la dernière année civile complète disponible dans les communications des sociétés et les données de l’ITIE.
Plus grandes mines en exploitation
1. Tenke Fungurume / KFM — CMOC Group Située près de Fungurume, dans la province du Lualaba. CMOC (80 %), Gécamines (20 %). Production de cuivre d’environ 450 000 tonnes en 2023. Également la plus grande source industrielle unique de cobalt au monde. KFM, le projet d’expansion adjacent à TFM, monte en puissance et ajoutera des capacités supplémentaires. La production combinée de cuivre TFM-KFM vise des niveaux plus élevés sur la période 2025–2028.
2. Kamoa-Kakula — Ivanhoe / Zijin / gouvernement de la RDC Située près de Kolwezi, dans la province du Lualaba. Ivanhoe Mines (39,6 %), Zijin Mining (39,6 %), Crystal River Global (0,8 %), gouvernement de la RDC (20 %). Production de cuivre d’environ 437 000 tonnes en 2023. En pleine expansion ; la production a augmenté chaque année depuis la mise en service de la phase 1 en 2021.
3. Mutanda — Glencore Située dans la province du Lualaba. Glencore 100 %. Environ 300 000 tonnes de cuivre par an depuis la reprise des activités après mise en veille en 2022. Le cobalt constitue un sous-produit important.
4. KCC — Kamoto Copper Company — Glencore Située près de Kolwezi, dans la province du Lualaba. Glencore 75 %. Produit du cuivre et du cobalt à partir d’opérations d’extraction souterraine et de traitement.
Répartition géographique
Les quatre grandes exploitations se trouvent toutes dans la province du Lualaba, à environ 200 kilomètres de Kolwezi. Cette concentration dans une seule province signifie que les contraintes logistiques, la disponibilité de l’électricité et les décisions de gouvernance provinciale affectent simultanément la majeure partie de la production de cuivre de la RDC.
Le Haut-Katanga, province voisine au sud dont Lubumbashi est la capitale, abrite Kipushi (principalement du zinc), BOSS Mining d’ERG et plusieurs exploitations de cuivre plus petites, mais sa production de cuivre reste inférieure à celle du Lualaba selon les données actuelles.
Vue d’ensemble de l’actionnariat
Glencore contrôle la plus grande part de la capacité nominale de production de cuivre en RDC grâce à sa détention à 100 % de Mutanda et à sa participation de 75 % dans KCC. CMOC affiche la plus forte production sur une seule mine via TFM/KFM. Ivanhoe Mines présente la trajectoire d’expansion la plus significative à Kamoa-Kakula.
La participation de l’État est présente dans la plupart des opérations : Gécamines détient une participation de 20 % dans TFM et de 32 % dans Kipushi. Le gouvernement de la RDC détient une participation directe de 20 % dans Kamoa-Kakula. Ces participations sont, dans la plupart des cas, non diluables et génèrent des revenus de dividendes et des redevances au profit des entités publiques, conformément au Code minier de 2018.