L’Autorité du Cadastre Minier de la République démocratique du Congo (CAMI) a présenté ses performances opérationnelles et financières aux membres de la commission ECOFIN et Bonne Gouvernance du Sénat le 8 mai 2026, à l’invitation du président du Sénat. La séance était présidée par le président du conseil d’administration de la CAMI, Crispin Mbindule Mitono, et le directeur général, Popol Mabolia Yenga.
La CAMI a indiqué que les transferts au Trésor public ont atteint 32,4 millions de dollars en 2024, contre 11 millions de dollars en 2023 — soit une hausse de près de trois fois en une seule année fiscale. Les autorités ont précisé que cette tendance s’est maintenue en 2025 et 2026, sans toutefois divulguer de chiffres précis pour ces périodes. L’institution a également fait état de la récupération par l’État de 50 000 kilomètres carrés de périmètres miniers au cours des deux dernières années, grâce à un audit continu et à la rectification du registre cadastral.
Pour la première fois depuis 2003, la CAMI a indiqué que tous ses organes statutaires de gouvernance sont désormais pleinement constitués, une évolution attribuée aux directives du président Félix Tshisekedi. L’autorité a présenté une feuille de route à moyen terme pour 2025 à 2030 couvrant la numérisation du cadastre, le levé par drones, l’intégration de l’e-gouvernement, la certification ISO 9001 et l’alignement sur le cadre de l’accord stratégique sur les minerais entre la RDC et les États-Unis. Aucun chiffre budgétaire ni calendrier de mise en œuvre du programme technologique n’a été communiqué.