Des consultants miniers botswanais ont achevé une évaluation préliminaire des concessions diamantifères de Minière de Bakwanga dans la province du Kasaï Oriental, en République démocratique du Congo, mettant l’équipe en position d’élaborer un programme complet de réhabilitation pour cette exploitation contrôlée par l’État.
L’évaluation s’est concentrée sur les infrastructures existantes de MIBA et sur le potentiel géologique au sein de son périmètre minier près de Mbuji-Mayi, capitale diamantifère du Congo. Joëlle Kabena, coordinatrice de l’Unité de gestion du projet financier de l’État pour la relance de MIBA, a qualifié l’évaluation de positive, estimant qu’elle fournira des recommandations techniques pour la restauration de l’exploitation.
« L’équipe botswanaise n’est pas venue en tant qu’investisseurs, mais pour évaluer nos conditions de terrain et établir un programme d’appui en vue de la relance réussie de MIBA », a déclaré Kabena à l’issue d’une réunion d’évaluation. « Cette visite a donné lieu à une évaluation positive. »
Les consultants recueilleront des données supplémentaires avant de quitter le Congo afin d’élaborer ce que les responsables décrivent comme un plan minier complet couvrant les phases à court, moyen et long terme. Cette assistance technique s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges visant à relancer MIBA, autrefois parmi les principaux producteurs de diamants d’Afrique avant que des difficultés opérationnelles et financières n’entraînent la suspension des activités.
L’implication du Botswana apporte une expertise importante aux efforts de réhabilitation du Congo. Cette nation d’Afrique australe a développé l’une des industries diamantifères les plus performantes au monde grâce à son partenariat avec De Beers dans la coentreprise Debswana, générant d’importantes recettes publiques tout en maintenant l’excellence opérationnelle.
La relance potentielle de MIBA comporte des implications économiques pour la province du Kasaï Oriental, où l’exploitation diamantifère a historiquement fourni des emplois à des milliers de travailleurs. Le déclin de l’exploitation a contribué aux difficultés économiques régionales et à la réduction des possibilités d’emploi dans le secteur formel.
Cette évaluation s’inscrit dans la stratégie plus large du Congo visant à réhabiliter les actifs miniers publics tout en tirant parti d’une expertise technique internationale. Les responsables gouvernementaux ont souligné l’importance d’une gestion professionnelle et de techniques d’extraction modernes pour restaurer la productivité de MIBA.
Le secteur diamantifère du Congo est confronté à des pressions concurrentielles provenant à la fois des grandes exploitations industrielles et des activités minières artisanales à grande échelle dans toute la région du Kasaï. La réhabilitation réussie de MIBA nécessiterait des investissements en capital importants, en plus des améliorations techniques recommandées par les consultants botswanais.
Le calendrier de mise en œuvre des recommandations reste indéfini, les responsables indiquant que les phases de collecte de données et de planification précéderont toute tentative de restauration opérationnelle. Le succès du projet dépendra de l’obtention d’un financement adéquat tout en s’attaquant aux défis réglementaires et logistiques qui ont contribué aux difficultés antérieures de MIBA.